Du boycott d’Israel et autres « curiosetés » du jour…

jean-claude-Lefort

Chez Eden Roads, on aime bien ces histoires de « boycott d’Israël ».

D’abord parce qu’elles ont pour effet quasi immédiat de nous faire tomber du ciel un paquet de nouveaux clients, plus prompts que jamais au « nouveau départ » potentiel.

Une telle économie de frais et coûts de communication de nos services est un réel cadeau.

Dans la case : «  Frais de publicité, marketing et promotion » nous n’avons plus qu’à inscrire en intitulé : « Nouvelle campagne de Boycott d’Israël ». En chiffres ça donne : « 0,00 € ». En intérêt : «  tout bénef ! ».

Nos partenaires commerciaux et prestataires de services locaux, en Israël et en France sont satisfaits. Le ministère de l’intégration et de l’intérieur en Israel peuvent, tout de go, embaucher deux ou trois dizaines de demandeurs d’emploi Israéliens  supplémentaires et le gouvernement en place à Jérusalem se rassurer : la relève est assurée.

Pas évident de continuer à lutter, résister, partiser encore et encore….

Ensuite parce qu’elles ont pour vocation de nous amuser.

Et s’amuser, rire et faire travailler ses zygomatiques, c’est important pour la santé.

N’importe quel magazine féminin, revue de psychologie sérieuse ou site internet portant sur le « bien-être personnel » vous l’assènera, au moins trois bonnes fois par mois.

La toute dernière «  Opé » Boycottage / sabotage/ pétage de plomb de nos amis les antisémites Français a provoqué une véritable esclaffade de rire au sein de notre petite équipe.

L’association de la photo de ce carré de plastique vert arborant les caractères « type royal » JR et le visage sec, anxieux et couperosé de ce Député Français communiste est une ode à la franche rigolade comme on les aime.

bricks –  » Je dégueule mon antisémitisme via la brick au thon et le cigare au miel dont j’ai cru  comprendre, après fouinages et repérages névrotiques qu’ils étaient issus du terroir  de  « l’agriculture d’appellation juive contrôlée. »

–  » Je m’affiche sur ma page FB avec la révélation du siècle et me sens utile. Non. In-dispen-sa-ble à la vie de ma cité, mon département, mon pays, mes amis, mes emmerdes.

–  » Je sens frémir en moi la puissance du grand patron que je n’ai jamais réussi à être et rêve, la nuit, que je m’appelle Stéphane. Je vois des oranges de Jaffa, puis des téléphones portables et des réseaux satellites traversant la méditerranée jusqu’à Jaffa. »

 » Je me réveille en sueur, me demande si mon nom de famille n’a pas changé de Lefort en Richard.

Puis j’enfile mes charentaises, me dirige, ruminant mon antisémitisme morveux,  vers mon ordinateur  et d’un coup d’index déterminé, appuie sur «  Entrée » pour envoyer mon foutre virtuel et militant dégoulinant de haine, d’envie et de ridicule sur la grande toile du net.

Un tel orgasme, ça ne m’était pas arrivé depuis un moment… »

Seulement voilà.

Au moment  même où Jean-claude Lefort éjacule vert et huileux sur son clavier se tient, au cœur de Paris,  une conférence réunissant les plus calés, les plus ingénieux visionnaires  du monde du High Tech Israélien. Ceux-là même qui par leur travail, leur empathie, leur principe d’un Tikoun Olam toujours plus performant et bonificateur permettent à Jean Claude Lefort de se masturber sur son ordinateur « Made in China but thought in Israel. »

Quelques centaines de milliers de kilomètres séparent Jean-Claude Lefort et son militantisme de pacotille brické de la Terre et des satellites gravitant inlassablement autour de notre Planète bleue pour veiller à ce que la prochaine opération du foie gavé de toxines de Jean-Claude Lefort puisse se passer sans la moindre douleur, par lasers et sans la moindre opération.

Pour que Jean- Claude Lefort puisse stocker toutes les photos des paquets verts de feuilles de bricks sur ses serveurs internes et externes de son Ipad, laptop, unité centrale.

Pour que Jean-Claude Lefort puisse se faire opérer de la cataracte sans craindre pour sa vue, dans un confort optimal.

Pour que Jean-Claude Lefort puisse savoir ce qu’il consomme, en passant son smartphone sur la boite de conserve qu’il vient d’acheter.

Pour s’assurer que les médicaments génériques que Jean-Claude Lefort recevra, à la pharmacie, soient identiquement efficaces que ceux du laboratoire coutant trop cher à la Sécu.

Pour que Jean-Claude Lefort puisse évoluer au gré des manifs qu’il aura choisi d’organiser ou de suivre, en France et en Navarre, en toute sécurité.

Pour que Jean-Claude Lefort puisse acheter sa dernière tenue sado-maso sur un site au paiement sécurisé.

Etc… Etc….

Les partenaires commerciaux des sociétés Israéliennes oeuvrant au Tikoun Olam sabrent le champagne tous les jours que Dieu fait à chaque signature de contrat d’exploitation et de commercialisation de leurs trouvailles avec ceux qui ont compris les vrais enjeux de la Planète.

Ceux qui tapent le cadre, qui traversent le périph, ceux qui savent d’où ils viennent  et où il faut aller.

Ceux qui, chaque jour que Dieu fait, aident Jean-Claude Lefort et Monsieur et Madame Toutlemonde à allonger leur durée de vie, améliorer leur quotidien, assurer leur sécurité, les accompagner dans leurs rêves les plus fous, les aider à concrétiser leurs projets de vie, à croire en l’avenir et à se sentir « vivants » et utiles.

Puis surgit la magie.

La magie à laquelle Jean-Claude Lefort n’a pas accès.

Non pas qu’il ne sache pas où se trouve Saint Germain des Prés.

Non pas que sa carte Navigo ne soit  plus valide.

Non pas que son vélib, sa Kangoo ou sa trotinette ne puissent l’y mener.

Que nenni.

Jean-Claude Lefort, du haut de ses certitudes branlantes, et trop affairé à débattre virtuellement autour de « la cause de la feuille de Brick », ne sait pas que tous les soirs, un Dibbouk vient visiter le théâtre du Lucernaire.

Comme si l’effort acharné de Jean-Claude Lefort à rompre le pact, le serment que chaque Juif d’entre nous aurait fait avec son prochain ne servait à rien.

Ne voilà pas que tous les soirs, un petit Jwif du nom de David Bursztein fait trépigner de plaisir, de nostalgie et de bonheur, soir après soir, l’âme juive du Shtetl. Celle du ghetto, cette autre des camps de la mort et celles de leurs descendants, Israéliens et Juifs de France. Bien vivants. Eux.

Entre Welt, de David Bursztein , au Lucernaire, et la feuille de Brick  casher bafouée de Jean-Claude Lefort, il y a un monde.

Celui de la bêtise, de l’ignorance, de la haine, de l’envie, de la frustration et de la fascination.

Jean-Claude :

J’espère ne jamais vous croiser sur ma routeCe soir, j’ai prévu :

Bricks au thon et à l’œuf de chez JR.

Feuillantine de fromage de chèvre bio et au raisin sec de Madère à la brick de chez JR.

Cigares au miel issu de la production artisanale des producteurs de miel du Limousin et de Provence.

Et puis je passerai une partie de ma soirée à parler à mes sœurs juives, mes frères juifs et mes amis arabes d’Israel via Free, par Whatsapp et FB Messenger.

Demain, je paramètre Waze pour aller à mon rendez-vous, en voiture, tôt le matin.

Zay gué zundt et Amékhayé.

Myriam Edery

Welt David Bursztein

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