Les chroniques de Marie-Myriam Blondel

unnamed (2) C’est ici que vous retrouverez les réflexions, pensées et analyses de notre collaboratrice,  Marie-Myriam Blondel.

Née en France de parents marocains et musulmans, Marie-Myriam a poursuivi des études de philosophie et d’anglais. Elle a été 17 ans durant, enseignante en ZEP.

Son parcours, son vécu et sa forte personnalité l’ont poussée à faire ce pas : Quitter l’Islam.

Après des années de silence, elle affiche aujourd’hui son apostasie.

Se séparer de la religion de ses parents, de la religion du pays de ses origines et sortir de la communauté Musulmane de France, si tant est que nous puissions regrouper tous les Musulmans de France sous le joug d’une et unique « communauté », n’est pas une décision mais un cheminement.

Elle ne parle pas sans savoir. N’écrit pas sans avoir cherché à comprendre.

Son combat pour un « athéisme décomplexé, autorisé, accepté au sein de la communauté musulmane » est aujourd’hui l’une de ses principales préoccupations. Car c’est de liberté de conscience qu’il s’agit.

Un nouveau départ….

  »  Je suis franco-marocaine : qu’on sache d’où je parle, i.e. de l’intérieur des banlieues et non depuis Paris 5éme.

Je m’appelle Marie-Myriam BLONDEL, je suis fille d’un ouvrier et d’une femme de ménage marocains venus travailler en 1969 dans la banlieue parisienne. Mon nom dit ma bi-nationalité et mon exogamie. »

Du racisme supposé ou avéré à l’origine des discriminations dont sont victimes les Français d’origine ethnique arabe.

Vu ce que mes ex – coreligionnaires (musulmans) et mes compatriotes Français d’origine arabe ont eu comme comportement nuisible (petite délinquance/incivilités) et pas seulement au niveau du terrorisme (rappelons leur taux élevé dans les prisons) je conçois parfaitement que mes compatriotes Français d’autres ethnies aient des a priori négatifs. Comment leur en vouloir? Dans le doute, abstiens-toi!

Embaucher quelqu’un ou louer un bien immobilier reste une démarche mercantile et nul n’est tenu de faire de l’humanitaire…. Si c’est aujourd’hui plus difficile pour Karim de trouver un boulot que pour Florian, ce n’est pas uniquement à cause du racisme des patrons (qui existe évidemment)…. Soyons honnêtes !

Beaucoup trop de personnes mettent sur le compte du racisme, les discours qui dénoncent des défaillances qui se situent au niveau tout simplement du savoir – être….. le racisme existe, je ne le nie pas, mais un patron qui refuse d’embaucher un candidat qui se présente avec une casquette et qui parle avec un accent de « kaira », n’est pas coupable de racisme.

J’ai rencontré des centaines de petits patrons dans le cadre des visites de stage de mes élèves lorsque j’étais professeur en lycée, et ils se plaignaient à 90% du savoir – être des élèves accueillis. ..

Ces jeunes, pour la plupart, ne font pas la différence entre les circonstances où on peut dire: « Y avait plus de coco dans ma gova » et celles où on doit dire « Il n’y avait plus d’essence dans ma voiture ». Un candidat qui ne sait tout simplement pas s’adapter à une situation et qui prend la Terre entière pour sa cité, n’est pas un bon candidat.

D’ailleurs cette culture « kaira », tout à fait respectable par ailleurs (oui respectable! )mais qui trop souvent s’accompagne d’un comportement irrespectueux vis à vis des biens et des personnes, est dénoncée également par les Marocains et les Algériens de l’autre côté de la Méditerranée qui « subissent », l’été venu, ces vacanciers d’un genre particulier, incapables de respecter les règles du pays et prompts à mal se conduire avec les gens. ..

Le langage et le comportement « kaira » doivent rester dans la cité, et on doit être capable de s’en défaire lorsque les circonstances l’exigent. Question d’intelligence donc de capacité d’adaptation à toute situation nouvelle!

J’ajoute que je n’ai personnellement jamais été confrontée au racisme (sauf une fois dans un commissariat) et je gage que c’est grâce au fait que je sache m’exprimer, m’habiller et me mouvoir correctement et non comme si j’étais dans ma cité.

Pitié, n’encouragez pas nos jeunes de banlieues à persister à refuser de se remettre en question…. Cessez de fustiger les patrons ou les propriétaires de logements (certes parfois racistes) en les accusant de racisme systématique….car celui qui doit changer c’est d’abord le banlieusard; tout simplement parce que c’est lui qui a besoin d’un logement et d’un travail, et sa position de demandeur devrait l’obliger à revoir son attitude.

Réhabilitons une éthique de la responsabilité et abandonnons les postures paternalistes et misérabilistes. Mon frère Karim est tout à fait capable de se comporter comme Florian, de s’exprimer comme Florian, de réussir comme Florian: c’est donc lui qu’il faut pousser à être meilleur, pas les patrons !

J’ai dit ! 

2 réflexions sur “Les chroniques de Marie-Myriam Blondel

  1. Bravo et merci pour ces mots si justes et si utiles à notre société !
    Je viens de vous découvrir par hasard mais j’aurai plaisir à vous lire de nouveau.

  2. Bravo pour cette vue de la problématique Islam, banlieue et racisme.
    J’ai beaucoup d’admiration pour vos analyses pertinentes et VRAIES.
    J’ai dit

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