Un mot à propos d’  » Alyah « , d’Eliette Abecassis

Lui aurais-je demandé d’illustrer notre blog par son livre que je ne me serais point trompée.

Aujourd’hui, c’est mon article qui illustrera son livre.

Oh… Quelques mots suffiront.

Elle a tout dit.

Elle a écrit ce que nous savons. A retranscrit ce que nous nous percevons.

Elle a posé de la littérature sur ce qui est devenu notre objectif : Accompagner ces « Juifs de France » qui comme Eliette, comme nous, se sont rendus compte que notre avenir ici était compromis. Que notre passé ressurgissait des méandres de la mémoire collective la plus sombre.

Elle s’est posé les mêmes questions que nous, que vous.

Elle a emprunté les mêmes pistes, a rebroussé les mêmes chemins de cette France que nous aimons et chérissons pour ces milliers de détails et pour les quelques grands principes fondateurs de son échine. Ceux qui sont censés la maintenir droite dans ses bottes, la tête haute et la main tendue vers son prochain.

Elle a été traversée par les mêmes doutes que vous, que nous.

A entendu les mêmes mots que nous, s’est heurtée aux mêmes incertitudes, à la même mauvaise foi, aux mêmes déceptions.

Elle a fait les mêmes cauchemars que vous et moi, mes amis.

Et a fini par trouver les mêmes réponses que vous, que moi.

Elle a pensé aux Corses, comme vous, comme moi.

Elle ne sait pas que cette association a été montée par un jeune Juif Corse, résidant en Israel depuis une quinzaine d’années.

Mais elle ne s’est pas trompée sur le fond.

Oui, si déjà,  » Im kvar », comme on dit en hébreu, il ne reste plus que les Corses en France.

Quelle drôle de dichotomie !

Il faut lire son livre.

Elle écrit divinement bien. Ses mots, son histoire personnelle et collective glissent délicatement sur le papier.

Vous vous demanderez si vos ancêtres aussi, Marocains d’origine, n’ont pas foulé les pavés de Carprentras, quelques deux mille cinq ans en arrière. Et si ces ancêtres là, ayant quitté ce Maroc si aisément,  » du jour au lendemain », n’étaient pas plutôt les vrais Gaulois.

Pars Eliette. Et telle la femme de Loth, ne te retourne pas.

http://www.albin-michel.fr/Alyah-EAN=9782226318145

Myriam Edery

eliette abecassis

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s